24 octobre 2009
Panzer V Panther
Bonjour à tous!
S'il est un char emblématique de la Seconde Guerre mondiale, outre le Sherman et le T34, c'est le Panther allemand.
Les origines de ce char remontent aux débuts de Barbarossa (invasion de l'URSS par l'Allemagne le 22 juin 1941) et aux premiers déboires des chars allemands face aux T34 russes. Face à cela, l'Etat-major dépêche sur le front une "Panzerkommission" chargée de rencontrer Guderian, et de créer un projet de char capable d'affronter le T34.
Plusieurs projets s'opposent alors. Tout d'abord, le projet Daimler-Benz, dont le prototype ne peut manquer de faire penser au fameux T34. Ce projet est finalement rejeté au profit du projet de MAN, et le char, voulu avec un blindage de 80mm par Hitler lui-même, sort des ateliers en janvier 1943. mais les débuts sont catastrophiques. Lors d'une représentation devant Albert Speer, 5 Panther tombent en panne, et un autre prend feu. Bref, les 250 premiers Panther sont renvoyés en atelier avant même de combattre.
Le Panther connaît son baptême du feu en juillet 1943, lors de l'offensive allemande sur Koursk dans le cadre de l'opération "Zitadelle".
Au final, le Panther, malgré des débuts calamiteux, reste un excellent char. De plus, il a des lignes superbes. Certains de ces chars sont encore visibles, notamment au Musée des Blindés de Saumur (Maine-et-Loire).
Plusieurs artisans proposent le Panther, notamment Dragon et Tamiya. Pour ma part, j'ai monté la version ausf. G de Tamiya. Aucun souci particulier, si ce n'est que la zimmerit (ciment de protection) n'est pas incluse dans le kit. Au final, le Panther est un maquette plaisante à monter et à peindre.
LS.
18 août 2009
Stridsvagn 103C MBT (STRV 103C)
Bonjour à tous!
Le Stridsvagn 103 (ou STRV 103) est un char suédois dont le projet remonte aux années 1950. Il fait partie de la classe des S-tanks. Beaucoup le voient comme un chasseur de char, héritier des Hetzer, Jagdpanther et Jagdtiger allemands, ou encore des SU-85 et SU-100 soviétiques de la Seconde Guerre mondiale. En effet, ce blindé ne présente aucune tourelle: la visée s'effectue par le pivotement sur les chenilles, et le réglage de la hausse par l'action de vérins solidaires des premierset derniers galets de route. De plus, le STRV présente une silhouette très basse. Ce char n'ayant jamais été engagé en combat, personne ne sait ce qu'il vaut vraiment, même s'il a battu (de peu) le Léopard I allemand dans l'acquisition des cibles et le tir au cours de tests comparatifs.
Le STRV 103C de Trumpeter au 1/72e est la réplique d'une évolution du 103, présentant un système de tir plus efficace que son prédécesseur, ainsi qu'une motorisation plus puissante. Présenté à la fin des années 1980, le char allemand Léopard II lui fut préféré 10 ans plus tard, si bien que les derniers entraînements sur STRV 103C eurent lieu en 1997.
Le kit Trumpeter est de très bonne qualité, toutefois il est nécessaire de procéder à de nombreux montages à blanc avant d'encoller les pièces...
LS.
09 août 2009
Eclaircir du noir
Bonjour à tous!
Comme je le disais dans un autre article, il est aujourd'hui indispensable, pour plus de réalisme, de peindre ses figurines selon la technique de la peinture zénithale.
Mais un problème se pose: comment éclaircir du noir? J'en ai fait l'expérience sur une figurine de tankiste allemand de 1940. J'ai d'abord pensé qu'en mélangeant une teinte noire avec une teinte grise, j'obtiendrais ce que je désirais. Malheureusement, le mélange était raté et le résultat peu convaincant...
Alors je me suis orienté vers une autre approche: un noir "plus clair". Je m'explique: j'avais utilisé comme teinte de base du Tamiya n° XF1 (Flat Black), et j'avais parmi mon stock de pots de peinture du Tamiya n° XF69 (Nato Black). Après un essai, je me suis rendu compte que c'était très efficace, le Nato Back tirant plus en fait vers du Gris anthracite foncé, donc vulgairement un noir clair...
Et voilà ce que cela donne:
LS.
10 mai 2009
Expo à Soumoulou (64)
Bonjour à tous!!
Voilà, l'exposition de maquettes et modèles réduits est terminée.
Les photos sont dans la gallerie...
LS.
22 avril 2009
Camouflage allemand (1943-1945)
Bonjour à tous!
A partir de 1943, l'intendance de l'armée allemande fournit aux unités combattantes de nouvelles tenues en vue de remplacer le célèbre feldgrau utilisé depuis 1934 et le réarmement de l'Allemagne nazie.
Ces nouveaux motifs ont été appelés "petits-pois" (erbsentarn) ou encore "feuille de chêne" (eichentarn), et ont pour héritier direct le flecktarn que la Bundeswehr (armée allemande d'après-guerre) utilise encore aujourd'hui:
camouflage "petits-pois" (erbsentarn).
camouflage "feuille de chêne" (eichentarn).
camouflage flecktarn contemporain.
A l'échelle 1/35e, reproduire de tels camouflages devient difficile. Il faut donc du matériel adéquat: pinceau taille 2 pour la teinte de base, pinceau 3/0 pour les taches les plus grandes, pinceau 10/0 pour les petits pois et les liserés des feuilles de chêne, les peintures nécessaires (dans la gamme Tamiya, n° XF27, XF5, XF2, XF52 pour le camouflage, XF1 pour les ceinturons et les brelages).
Pour commencer, monter les figurines et utiliser du milliput (pâte durcissant à l'air) pour combler les écarts dûs à l'ébavurage des pièces. Après avoir dégraissé les pièces, les enduires d'une couche d'aprêt (en bombe, dans la gamme Games Workshop).
un kit Master Box après traitement au milliput et peinture des carnations.
Laissons de côté la phase de peinture des carnations pour nous attarder sur les camouflages. Si le coeur vous en dit, vous pouvez "gagner du temps" en peignant certaines parties des figurines (pantalons ou vareuse) en Tamiya XF65 Feldgrau.
Dans un premier temps, appliquez la couche de base XF52 Flat Earth. Ensuite, appliquez en taches des mélanges de XF5 et XF2, du XF27, puis un mélange de XF52 et XF2 en taches rondes pour les pois, en brush pour le chêne.
Ensuite, il faut passer aux petits pois à proprement parler: il faut appliquer en toutes petites taches ovoïdes les mélanges suivants (en faisant attention à ne pas trop les serrer): XF52 et XF2, XF5 et XF2, XF27, XF5 et XF52.
un Oberscharführer (grade entre le sergent-chef et l'adjudant, à gauche) avec vareuse feldgrau et pantalons erbsentarn, et un Schütze (soldat de 2e classe, à droite), en erbsentarn intégral.
Pour le chêne, il suffit de faire quelques taches de XF5 et XF2 et de XF5 et XF52, puis de les entourer avec la teinte XF27.
Et voilà, après une couche de vernis mat, le tour est joué! Vous avez devant vous des fantassins allemands à la dernière mode militaire de 1943!!!
Bonne peinture!!
LS.
10 mars 2009
Neige et décors hivernaux
Bonjour à tous!
Les dioramas ne représentent pas toujours des paysages estivaux ou printanniers. Parfois, on est amené, suivant l'inspiration du moment ou les coups de coeur chez le marchand de maquettes, à faire des scènes se passant en hiver. Les maquettistes qui représentent les combats germano-soviétiques de la Seconde Guerre Mondiale y sont habitués.
Dans cet article, je vous propose ma façon de faire un diorama hivernal.
Pour faire la base du décor, on utilise les techniques habituelles. Je préfère travailler avec de la colle à carrelage préalablement teintée avec des pigments de peinture murale. Dans le frais, on prépare les trous d'eau si nécessaire (flaques gelées simulées avec de la résine), on plante la végétation et on imprime les traces de blindés si besoin est.
Une fois la base sèche, on complète le décor comme on le ferait pour un diorama "estival". Après le temps de séchage nécessaire, on peut passer à la disposition de la neige sur le diorama.
A ce moment, plusieurs solutions s'offrent à vous: on peut soit vaporiser de la neige en bombe (pour décorer les fenêtres pendant les Fêtes de fin d'année), soit commander ou acheter dans les magasins spécialisés de la neige artificielle, ou bien tout simplement saupoudrer du bicarbonate de soude (ou bicarbonate de sodium, disponible en pharmacie et parapharmacie) sur le décor. Je préfère cette dernière option.
Pour ce faire, il faut tout d'abord encoller la surface du décor avec un mélange d'eau et de colle à bois (à proportions égales). La colle à bois a l'avantage de devenir incolore en séchant, tout en fixant très bien les grains de bicarbonate. Ensuite, il faut tout simplement verser le bicarbonate sur les surfaces encollées à l'aide d'un chinois, ou d'une passoire très fine.
Donc voilà un diorama avant (ici le décor n'est pas terminé, mais les traces sont faites):
et le même diorama après traitement au bicarbonate:
Pour achever l'opération, deux ou trois voiles de laque à cheveux (si possible à paillettes argentées) pour faire briller l'ensemble, un application de vernis brillant pour montrer l'humidité sur les endroits dépourvus de neige, et le tour est joué!
LS.
18 février 2009
Patine et vieillissement
Bonjour à tous!
Quand on fait des dioramas, il est essentiel de "vieillir" ses maquettes, tout comme ses figurines. Ici, on traitera des véhicules seulement.
Pour une usure des tôles qui font le véhicule, il faut différentes peintures à l'huile. Pour ma part, j'utilise des peintures Van Gogh: blanc de zinc, jaune cadmium, vert jaunâtre, vert oxyde chrome. Après avoir déposé par petits points ces différentes teintes à l'aide d'un pinceau fin (10/0), on "tire" la peinture vers le bas à l'aide d'une brosse plate légèrement imbibée d'essence F. Ainsi, on obtiendra un éclaircisement des parties centrales des panneaux du véhicule.
Tank Destroyer M10, patine générale
Ensuite, on procède à un frottage à sec de pigments de peinture murale sur les parties du véhicule les plus exposées à la poussière: bas de caisse, arrière, flancs, la partie basse du glacis avant.
AMX 13 SS-11, empoussièrement.
Une fois cette opération effectuée, on peut s'attaquer aux petits détails: coulées d'hydrocarbures et de rouille:
-pour la rouille, une pointe de peinture à l'huile terre de Sienne brûlée (Daler Rowney Georgian), et on suit le même procédé que pour la patine générale,
-pour les coulées d'hydrocarbures, on fait un lavis avec de la peinture à l'huile noire (Van Gogh, noir de bougie) que l'on dilue dans du white spirit. On évitera l'essence F pour ne pas gâcher le travail fait lors de la première opération. Avec ce lavis, disposé autour des bouchons de réservoirs, on obtiendra une touche supplémentaire d'usure du véhicule.
De plus, quelques dry-brushes aux endroits stratégiques ajouteront encore une touche de vieillissement: ainsi, sur un char, brosser la bouche du canon avec de la peinture noire créera une illusion de brûlure, notamment pour des chars ayant connu le feu, comme par exemple ceux de la Seconde guerre mondiale.
T34-76 russe, empoussièrement et coulées de rouille.
Au final, on obtient un véhicule (char, jeep, ou autre) qui paraît avoir du "vécu". Il sera ainsi beaucoup plus facile de l'inclure dans une scène, qu'elle soit de combat ou pas.
LS.
25 janvier 2009
M-10 Tank Destroyer
Le M-10 Tank Destroyer est un blindé de conception américaine voué au combat anti-char. En effet, il devait supléer les M-4 Sherman dont les capacités de destruction des chars allemands étaient jugées trop faibles (le Firefly fut un autre très bon antichar basé sur le Sherman, mais les FFL n'en avaient pas...). C'est pour cela que le M-10 et le M-4 partagent le même chassis et le même train de roulement. Toutefois, la tourelle et le haut de la caisse sont bien différents. Les traits anguleux du M-10 remplacent les formes plutôt rondes du Sherman, et la tourelle est laissée ouverte. Les gros rivets que l'on aperçoit sur le char servaient en fait à arrimer sur la caisse des plaques supplémentaires de blindage.
Les M-10 furent en service dans les FFL (Forces Françaises Libres), notamment dans la célèbre 2e DB de Leclerc, libératrice de Paris et de Strasbourg (pour ne citer que ces deux villes!). Plusieurs régiments furent spécialisés dans l'utilisation de ce char, dont le RBFM (Régiment Blindé de Fusiliers Marins), au sein du quel servait un certain Second-maître (équivalent du grade de sergent) Montcorgé, plus connu sous le nom de Jean Gabin.
Le Souffleur II, M10 du SM Moncorgé (au pied du char)
La maquette que j'ai utilisée est éditée par Academy, marque coréenne. Pour les quatre versions différentes disponibles dans la boîte, on trouve près de 700 pièces, réparties en 10 grappes, sans compter les deux parties de la caisse et les chenilles (qui d'ailleurs ne sont pas les bonnes pour un char du RBFM)...
Le résultat est à la hauteur de l'attente: superbe... Les détails sont impressionnants, le rendu du "brut de fonderie" sur le mantelet (autour du canon) et sur le glacis avant est très bien reproduit. Academy, de plus, propose un marquage du RBFM, le Simoun du 4e Escadron. J'ai opté pour une déco maison en reproduisant le Lynx, du 2e escadron, engin du Second-maître Etesse.
LS.
13 janvier 2009
AMX 13 SS-11
L'AMX 13 SS-11 est une évolution de l'AMX 13-75, char conçu au début des années 1950.
A la fin de cette décennie, le retrait programmé des M47 Patton américains du service actif, ainsi que la prochaine mise en service des AMX 30 poussa l'Etat-Major à faire évoluer, donc à moderniser une partie du parc des AMX 13-75 et des EBR (Engin Blindé de Reconnaissance). Une première partie des AMX reçu en 1962 un canon de 90mm (AMX 13-90) en lieu et place du canon de 75mm qui équipait initialement le char (d'où l'appellation AMX 13-75...).
Une autre partie du parc conserva son canon de 75mm, mais reçu en 1964 une plate-forme pouvant accueillir des missiles sol-sol SS-11. Ces missiles permettaient à l'AMX 13, grâce à leur portée (de 3500 à 8000 mètres), de combattre des blindés plus lourds à très grande distance, le canon de 75mm servant à engager des engins moins blindés, et surtout trop proches pour une destruction par missile. Toutefois, l'emport était limité à quatre pièces, et le rechargement de la tourelle prenait vingt minutes.
Pour représenter ce char, il n'y a guère le choix: le kit Heller. Bien que ce kit ait vieilli, il reste agréable à travailler. Néanmoins, je regrette que l'intérieur de la tourelle soit aussi vide. De plus, il n'y a aucun marquage français proposé: vous avez donc le choix entre une version suisse ou une version israélienne. Mais il reste tout à fait possible de créer ses propres marquages... Il suffit juste d'un bon moteur de recherche et d'une bonne documentation! Puis de quelques figurines si vous voulez faire un diorama.
LS.
10 décembre 2008
Peinture zénithale
Rendre ses figurines "vivantes" n'est pas toujours facile... C'est pourquoi de plus en plus de figurinistes (voire même tous) ont adopté et utilisent maintenant la technique de peinture dite "zénithale".
Le concept est simple: "éclairer" la figurine comme si la lumière venait du haut. Je m'explique.
Voilà ce que cela donne avec les teintes de base.
Ensuite, ce qu'il faut faire, c'est jouer sur la luminosité du tissu: à partir de la teinte de base, appliquer des mélanges avec des couleurs avoisinantes pour éclaircir les arêtes, et assombrir les creux des plis. Et voilà ce que cela donne:
Bonne peinture à tous...
LS.

























