Bonjour à tous!

Après un crochet aérien, retour sur le plancher des vaches avec le StuG III édité au 1/48e par l'artisan japonais Tamiya. La maquette est superbe avec, habitude chez Tamiya, un châssis métallique. Le seul bas de caisse compte 55 pièces, réparties entre les différents galets, barbotins et poulies qui composent le train de roulement, ainsi que l'arrière du véhicule (dont les pots d'échappement).

Historiquement, le projet du StuG remonte à 1935, quand un certain Oberst (colonel) Erich von Manstein proposa le développement d'un véhicule blindé de soutien d'infanterie. Constitué d'un canon de 75mm (le même que celui abrité par la tourelle des premiers PzKfw IV) monté sur un châssis chenillé, sa grande puissance de feu et sa maniabilité étaient des atouts majeurs pour enfoncer les lignes de défense ennemies. Le canon étant abrité par une casemate (et non une tourelle mobile), son pointage ne dépassait pas 30° en azimut et en site (latéral et hauteur). Le premier prototype fut élaboré par Daimler-Benz sur un châssis de PzKfw III. En mai 1940, la trentaine de véhicules déjà construite (ausf A) fut lancée à l'assaut de la France. Les résultats furent très satifaisants, grâce au canon de 75mm, mais aussi au blindage de 50mm à l'avant et de 30mm sur les flancs. 

StuG III G

StuG IIIG.

 

 

 

 

 

L'ausf B fut une nette amélioration du StuG, avec notamment un nouveau moteur lui permettant de se déplacer à 40 km/h. D'autres améliorations furent encore apportées pendant la production (chenilles plus larges), et ce sont finalement 250 StuG III qui se lancèrent à l'assaut de la Russie et des Balkans et 1941.

Jusqu'en 1945, ce sont plus de 10 000 StuG qui furent construits, toutes versions confondues, la dernière version construite étant l'ausf G, doté d'une mitrailleuse MG34 de défense contre l'infanterie, et finalement d'un canon long de 75mm. Il est à noter toutefois qu'une dernière variante était équipée d'un canon de 105mm, et fut appelée StuH (SturmHaubitze).

LS.